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Artistes et groupes québécois

Lundi 22 mai 1 22 /05 /Mai 22:01

Offenbach (groupe)

Offenbach est un groupe de musique francophone provenant du Québec qui fut particulièrement populaire à la fin des années 70 et au début des années 80. Malgré de bonnes chansons sur la majorité des albums, les succès du groupe se retrouvent principalement sur 3 albums : Offenbach 1977, Traversion 1978 et finalement En fusion 1980. Le groupe se sépare en 1985, quelques temps avant le décès de leur chanteur Gerry Boulet. Le groupe se reforme en 2005, incorporant Martin Deschamps à titre de chanteur, réenregistrant les anciens succès du groupe.


Sommaire

  • 1 Historique
  • 2 Formation
  • 3 Discographie
  • 4 Albums
  • 5 Compilations
    • 5.1 Lien externe

 

 

Historique

Après avoir participé à différents groupes (Double Tones - Twistin Vampires - Fabulous Kernels - Grandpa & Company - La 7ème Invention - Bucket of Blues) entre 1962 et 1969, Gérald (Gerry) Boulet, Jean Gravel, Denis Boulet et Michel Lamothe renomme le groupe en Offenbach Pop Opera et ensuite Offenbach Soap Opera. Via l’intermédiaire de leur nouveau gérant, Lucien Ménard, le groupe rencontre Pierre Harel (cinéaste et musicien) qui désire écrire des textes en français, il devient membre du groupe (comme chanteur et auteur) en 1971.

Le groupe sort leur premier album "Offenbach Soap Opera" en 1971, cet album contient quelques titres anglophones ainsi que les 2 classiques "Câline de blues" et "Faut que j’ me pousse". Malgré ces deux futurs succès, Denis Boulet quitte le groupe et est aussitôt remplacé par Roger Belval à la batterie.

Le second album "St-Chrone de Néant" est enregistré le 30 novembre 1972, devant 5000 personnes à l’Oratoire St-Joseph. Disque très marginal, faisant suite à l’idée de Pierre Harel de composer une messe des morts, proposant un mélange de rock et de chants liturgiques.

Le groupe travaille ensuite, en 1973, sur la musique du film "Bulldozer" de Pierre Harel. Offenbach entreprend ensuite une tournée européenne à la demande du cinéaste français Claude Faraldo qui leur propose de les filmer quotidiennement afin d’en faire un film qui sera éventuellement présenté à la France.

"Tabarnac", le troisième disque du groupe provient directement du tournage du documentaire. Malgré le manque d’intérêt du film, le disque remporte un certain succès grâce aux pièces telles que "L’hymne à l’amour", "Promenade sur Mars" et "Ma patrie est à terre".

1974 coïncide avec le départ de Pierre Harel (qui formera le groupe Corbeau), Gerry Boulet décide donc, par la force des choses, de prendre l’écriture du groupe en main. Toujours en Europe, le groupe revient au Québec en 1975, pour ensuite s’exiler à Toronto afin de produire leur premier album anglophone "Never too tender" qui sortira en 1976 et qui s’avèrera un échec commercial. Album très mal reçu dans un Québec plus que jamais souverainiste, il permettra malgré tout au groupe de produire au Canada anglais.

La discorde règnant dans le groupe, le 7e disque, "Offenbach" voit le jour en 1977. Enregistré au Québec, il contient d’excellentes compositions ("La voix que j'ai", "Chu' un rocker" et "Le blues me guette"). Malgré un vif intérêt du public, Michel Lamothe et Roger Belval quitte le groupe pour rejoindre Pierre Harel et former le groupe Corbeau. Plusieurs musiciens (dont Jean Millaire qui rejoindra lui aussi Corbeau) graviteront autour de l’univers d’Offenbach jusqu’à la fin 78, on rapatriera alors 2 ontariens, Breen Leboeuf (à la basse)et John McGale (à la guitare) pour combler le vide.

Aidé par le parolier Pierre Huet (collaborateur de Beau Dommage), qui compose 8 des 10 chansons, le chef-d’œuvre d’Offenbach, “Traversion” nait en 1978. Grace à des pièces telles que “Ayoye”, “Je chante comme un coyote”, “Deux autres bières” et “Mes blues passent pu dans porte”, le groupe atteint la consécration du public et de l’industrie musicale, remportant le Félix de l’album rock de l’année au premier gala de l’ADISQ.

Cette même année, ayant rencontré lors de l’enregistrement de “Traversion”, Vic Vogel et son Big Band, les 2 acolytes concoctent un projet jazz/rock “En fusion”. Il est enregistré le 30 et 31 mars, en spectacle au théatre St-Denis. Il deviendra le premier disque d’or du groupe.

Offenbach, devient le 3 avril 1980, le premier groupe québécois à se produire, au célèbre Forum de Montréal devant une foule de 10 000 personnes. Après une tournée en France, et un spectacle à la Place des Nations de Montréal, avec Chuck Berry, le groupe remporte 3 Félix au gala de l’ADISQ dont celui du “Groupe de l’année”, “Album rock de l’année pour En Fusion” et “Spectacle de l’année pour la prestation au Forum”.

Peu à peu depuis son arrivée dans le groupe, John McGale s’impose en tant que compositeur et l’album “Rock Bottom”, 2ème album anglophone du groupe , voit le jour. Sorti simultanément en France et au Québec, cet album passera complètement inaperçu.

Malgré cet échec, McGale ne s’avoue pas vaincu et reprend l’écriture seul ou en compagnie de Breen Leboeuf. Il compose la musique de 5 des 10 chansons du nouvel album “Coup de foudre” qui sortira en 1981. Enregistré dans un édifice désaffecté afin d’obtenir un son “live”, cet album est adoré par la critique musicale. Malgré le peu de succès radiophonique, il connaît un immense succès auprès des admirateurs du groupe.

Comme à chaque nouvel album, le groupe part en tournée à travers le Québec, cette fois-ci en compagnie de Garolou et de Zachary Richard. Elle se terminera le 4 juin, au Forum en compagnie de Joe Cocker.

L’année 1982 amène son lot de changements pour le groupe, entre autres, remplacement de leur gérant et engagement de Pat Martel pour jouer de la batterie. À la fin de cette même année, Offenbach se retrouve à Québec pour l’enregistrement du nouveau disque qui deviendra un marathon de 22 jours et qui se nommera “Tonnedebrick”. John McGale compose 8 des 10 chansons, tandis que Gerry Boulet, ayant la tête à un album solo, n’en compose qu’une. Malgré de décevantes ventes, le groupe se retrouve encore une fois sur la route, en compagnie cette fois de Plume Latraverse. Tournée qui se termine le 17 septembre 1983, par l’enregistrement au Forum de Montréal, de l’album en spectacle “À fond d’train”.

Milieu 84, Gerry Boulet a déjà sorti son premier album solo, et Offenbach est plus ou moins mort. Le groupe entre en 1985 au studio Multisons pour enregistrer ce qui deviendra leur dernier album original “Rockorama”. En collaboration avec Michel Rivard, l’album ne contiendra qu’un succès “Seulement qu’un aventure”.

Après la tournée la plus courte de leur histoire, seulement que 2 spectacles (1 à Québec et l’autre à Montréal), Offenbach donne son spectacle d’adieu le 1er novembre au Forum. On tirera de ce dernier spectacle, devant une foule en délire, un album “Le dernier show”. Ce dernier opus permettra au groupe d’obtenir un autre Félix pour le “Spectacle rock de l’année”.


1990, décès de Gerry Boulet.


1992, réédition du répertoire du groupe.


Au début des années 2000, les membres restant du groupe se réunissent, avec Martin Deschamps comme chanteur, pour entreprendre une tournée à travers le Québec de près de 2 ans. De cette tournée, viendra l’idée de réenregistrer les succès du groupe version 2005 qui se retrouve sur l’album “Nature”.

Au côté d’Harmonium et de Beau Dommage, Offenbach demeure un monument au Québec. Fort d’une carrière de 15 ans, il a su se forger une horde d’admirateurs grâce à des textes brillants et à une musique rock ‘n roll. Avec le recul, Offenbach demeure le seul vrai groupe rock du Québec.


 

Formation


Offenbach 2005 est constitué de :

  • Martin Deschamps : voix principale
  • Jean Gravel : guitares
  • Breen LeBoeuf : basse, voix
  • John McGale : guitares, percussions, voix, flûte, mandoline, saxophone, banjo
  • Bernard Quessy : piano, B3, Wurlitzer
  • Bob Saint-Laurent : batterie, voix, percussions


Lors de sa séparation en 1985, le groupe était composé de :

  • Gérald Boulet: chant, orgue, piano, claviers, guitare (1970-1985)
  • Jean Gravel: guitares (1970-1985)
  • Breen LeBoeuf: basse, chant (1977-1985)
  • John McGale: guitares, synthétiseur, saxophone (1977-1985)
  • Pat Martel: batterie (1982-1985)


Le groupe a aussi compté dans ses rangs :

  • Denis Boulet: batterie (1970-1972)
  • Michel Lamothe: basse (1970-1977)
  • Pierre Harel: chant (1971-1974)
  • Marcel Beauchamp: guitare (1971)
  • Roger Belval: batterie (1972-1977)
  • Jean Millaire: guitare (1977)
  • Norman Kerr: basse (1977-1978)
  • Pierre Lavoie: Batterie (1977-1979)
  • Doug Caskill: guitare (1977-1978)
  • Pierre Ringut: batterie (1979)
  • Bob Harrison: batterie (1979-1981)

 

Discographie

 

Albums

  • 2005 Nature
  • 1985 Le dernier show
  • 1985 - Rockorama
  • 1983 À fond d'train
  • 1983 - Tonnedebrick
  • 1981 Coup de foudre
  • 1980 En fusion
  • 1980 - Rock bottom
  • 1978 Traversion
  • 1977 Offenbach
  • 1976 Never too tender
  • 1974 Tabarnac
  • 1973 Bulldozer
  • 1972 Saint-Chrone de Néant
  • 1971 Offenbach soap opera


 

Compilations

  • 1999 Les plus grands succès (compilation)
  • 1998 Les incontournables : En fusion avec Vic Vogel (compilation)
  • 1997 Les incontournables : Rock (compilation)
  • 1996 Les incontournables : Blues (compilation)
  • 1995 Les incontournables : Rock de v'lours (compilation)
  • 1992 Offenbach 1-3-5 (compilation)
  • 1992 Offenbach 2-4-6 (compilation)

 

Lien externe

Par Julien Vachon - Publié dans : Artistes et groupes québécois
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Lundi 22 mai 1 22 /05 /Mai 21:56

Harmonium (groupe)

 


Harmonium est le nom d'un groupe musical québécois, qui a toujours représenté (sans trop le vouloir) la souveraineté du Québec. Il fut l’un des groupes les plus populaires de la province dans les années 70. Ce groupe, basé sur des harmonies vocales, fut initialement formé de Serge Fiori (voix, guitare acoustique, cuillères, flute traversière, etc) et de Michel Normandeau (guitare acoustique, accordéon, etc) qui furent rejoints par Louis Valois (basse).


L'histoire commence quand Michel Normandeau demande à Serge Fiori s'il veut bien se joindre à lui pour composer de la musique pour une pièce de théatre de son ami et co-locataire Claude Meunier. Finalement, le projet tombe à l'eau, Claude décide de partir et donc Michel décide d'inviter Serge à loger chez lui. Comme tout deux jouaient déjà de la musique, ils commencèrent à écrire quelques chansons (en anglais) pour s'amuser. Attirés par une carrière musicale, ils allèrent rencontrer celui qui allait devenir leur premier gérant, Yves Ladouceur, qui leur proposa de chanter en français. Ce n'est que peu après qu'ils invitèrent Louis Valois à combler le poste de bassiste dans le groupe. Après avoir signé avec Quality Records en 1973, cette formation nous donna l'album éponyme Harmonium (1974), un album folk à saveur progressive. On y entend principalement les guitares et la basse, quelquefois parsemés de batterie et de piano. Au Québec, les titres Un Musicien parmi tant d'autres, Harmonium et surtout Pour un instant furent très populaires, les ventes et les concerts allaient d'ailleur bon train.

Leur second album, Si on avait besoin d'une cinquième saison, est plus progressif et beaucoup plus recherché musicalement. Le groupe y raconte l'histoire de Montréal, qui survit tant bien que mal aux saisons et s'en invente une cinquième. La plus belle chanson de l'album est probablement Dixie, une chanson très joyeuse et pleine de couleurs qui représente l'été, mais l'album est une réussite totale, commercialement et musicalement. De plus, certaines chansons sont teintées de l'espoir souverainiste de l'époque (Et si c't'un rêve réveille-moi donc, ça va être notre tour ça s'ra pas long...). À noter :deux autres musiciens se greffent au groupe, Pierre Daigneault (flûtes, saxophones et clarinettes) et Serge Locat (Piano et synthétiseurs).

Leur dernier album, L'Heptade, marque l'apogée d'Harmonium. Ce double album concept se base sur les sept niveaux de conscience de l'homme. Viennent se greffer au groupe pour l'occasion Denis Farmer (percussions), Monique Fauteux (voix et instruments à vent), Neil Chotem (il fut très important pour la sonorité de l'Heptade) et Libert Subirana ( en remplacement de Pierre Daigneault). Paul Hébert devient leur nouveau gérant. Une gigantesque tournée de 110 représentations suivit la sortie de l'album, moins bien vendu que les précédents, probablement à cause des postes de radio qui ne pouvaient pas faire tourner les incroyables envolées progressives (d'une dixaine de minutes en moyenne) sur leurs ondes. Un unique concert fut enregistré à Vancouver pour nous offrir Harmonium en tournée. C'est là le seul aperçu de la qualité de L'heptade en tournée. Il faut aussi noter que peu après le début de la préparation de cet album, Michel Normandeau décida de quitter le groupe.

Suite à la tournée, le groupe prend du recul et ses membres travaillent sur d'autres projets, le plus marquant de ceux-ci étant l'album 200 nuits à l'heure du duo Fiori/Séguin, qui se vendit à plus de 200 000 exemplaires.

Harmonium fit la permière partie de Supertramp en Europe, se produisit partout au Canada, et donna un spectacle à l'Université de Berkeley en Californie qui fit l'objet d'un film de l'ONF (d'ailleurs disponible en dvd).

 

Discographie

  • 1974 : Harmonium
    • Harmonium
    • Si doucement
    • Aujourd'hui, je dis bonjour à la vie
    • Vieilles courroies
    • 100,000 raisons (ne figure pas sur l'album initial en vinyle)
    • Attends-moi
    • Pour un instant
    • De la chambre au salon
    • Un musicien parmi tant d'autres


  • 1975 : Si on avait besoin d'une cinquième saison
    • Vert
    • Dixie
    • Depuis l'automne
    • En pleine face
    • Histoires sans paroles


  • 1976 : L'heptade (double album)
    • Prologue (Instr.: N.Chotem)
    • Comme un fou
    • Sommeil sans rêves (Instr.: N.Chotem)
    • Chanson noire
    • Le premier ciel
    • L'exil
    • Le corridor
    • Lumières de vie
    • Comme un sage
    • Épilogue (Instr.: N.Chotem)


  • 1980 : Harmonium en tournée (double album)
    • Comme un fou
    • Chanson noire
    • Le premier ciel
    • L'exil
    • Le corridor
    • Lumière de vie
    • Comme un sage

Commentaire : Si ce dernier album peut passer pour une version de L'heptade en concert public, il s'en démarque musicalement à plusieurs reprises de manière notable. Enregistré en juin 1977 à Vancouver, l'album est sorti en 1980 contre l'avis du groupe et fut retiré de la vente après procédures judiciaires.

 

Liens externes

Par Julien Vachon - Publié dans : Artistes et groupes québécois
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Lundi 22 mai 1 22 /05 /Mai 21:50

Les Cowboys Fringants

 

Les Cowboys Fringants est un groupe québécois de musique folk à saveur de rock et de country. Leur engagement pour, notamment, l'indépendance du Québec et l'environnement, provoque une véritable frénésie au Québec, particulièrement pour les jeunes, majoritairement âgés d'entre 15 et 30 ans. Tous les membres du groupe participent à l'écriture des chansons, mais la majorité sont écrites par Jean-François Pauzé. Pratiquement toutes leurs chansons, peu importe le sujet abordé, sont teintées d'une ironie qui fait réfléchir tout en faisant rire.

Les membres sont :

  • Karl « Carl » Tremblay (chant, gazou)
  • Jean-François « J-F » Pauzé (guitare, chant, harmonica)
  • Marie-Annick « Marie » Lépine (violon, mandoline, chant, piano, flûte, accordéon)
  • Dominique « Dom » Lebeau (batterie)
  • Jérome « Jay » Dupras (basse)

Sommaire

  • 1 Historique du groupe
  • 2 Profil
  • 3 Discographie
  • 4 Vidéographie
  • 5 Liens externes

 

 

Historique du groupe

Les Cowboys Fringants eurent des débuts assez surprenants. Tout commença par la rencontre de Karl et de Jean-François à l'époque où ils faisaient tous deux partie de l'équipe de hockey amateur, les Jets de Repentigny. Jean-François en était à sa deuxième année dans l'équipe à l'arrivée de Karl, et il avait l'habitude de parler et de rire dans le fond du vestiaire.

Or, vint un jour le temps de réduire la taille de l'équipe. Jean-François n'avait rien à craindre, car, malgré sa petite taille, il était un des meilleurs marqueurs de l'équipe. Quant à Karl, il n'avait rien à craindre non plus, puisque son père connaissait l'entraineur de l'équipe.

Une fois que la réduction de l'équipe fut chose faite, Karl Tremblay, Jean-Francois Pauzé et Francis Parizeau en formèrent le trio d'élite.

Tremblay jouait à l'époque dans un obscur groupe punk et en était le chanteur. Voulant s'amuser un peu, il alla parler à Pauzé pour l'inviter à jouer avec lui, sachant qu'il grattait un peu la guitare.

Ne sachant pas quoi répondre, Jean-François accepta l'offre de Karl, et ils se rencontrèrent un soir dans le sous-sol des parents de Jean-François.

Ce soir-là, les « Oiseaux Fringants » virent le jour. Mais puisque rien ne semblait aller convenablement, les deux jeunes hommes abandonnèrent le tout, pensant alors ne plus jamais faire de musique ensemble.

Dépités, ils s'assirent devant la télévision et tombèrent sur une émission country du nom de « Ovila Landry Présente ». Pris d'un fou rire, J-F et Karl rirent des participants, trouvant le concept stupide...

C'est alors que leur vint une idée : créer un groupe country!

Le soir même, ils composèrent « les routes du bonheur », leur première chanson, avec une enregistreuse de mauvaise qualité de marque Candle que J-F avait « probalement volé à la poly » dit-il . Le lendemain, ils composèrent « Gaétane », leur premier succès.

C'est ainsi que les Cowboys Fringants virent le jour. Vinrent s'ajouter plus tard les autres membres du groupe, lequel doit sans doute une grande partie de son succès aux talents de la multi-instrumentiste Marie-Annick Lépine.

 

Profil

Depuis leur arrivée dans le décor musical québécois, Les Cowboys Fringants en sont venus à faire l'objet d'un véritable culte, en particulier parmi les jeunes et les gens concernés par leur message. Ils sont également (quoique modestement pour le moment) connus dans les pays francophones d'Europe (France, Suisse et Belgique), surtout par leur site web. Il existe même un groupe de fans français appelé « Les Cousins Fringants » (liens des cousins association loi 1901), qui se chargent de faire connaître la musique de leurs cousins québécois en France.

Les Cowboys Fringants (CF) font partie de trois mouvements importants de la relève musicale au Québec. Tout d'abord, ils s'inscrivent dans le renouveau et la popularisation de la musique traditionnelle, comme le groupe Mes Aïeux. Deuxièmement, ils marquent, avec d'autres groupes comme Capitaine Révolte et Loco Locass, le retour de la musique engagée au Québec, mouvement qui s'était peu à peu éteint dans les années 80-90, victime du syndrome post-référendaire mais surtout du déferlement planétaire de musique et de chanson à saveur commerciale caractéristique de cette période. Le message des Cowboys Fringants en est un de gauche réformiste, encourageant la solidarité populaire, la protection de l'environnement et la souveraineté du Québec, le tout adapté à la réalité du Québec moderne. Finalement, ils adoptent un style simple et minimaliste, tout en étant intelligent, ainsi qu'une utilisation du joual dans leurs textes, à la mode des Robert Charlebois et Michel Tremblay, mais sans être exagérée. Cette tendance est aussi présente dans les textes de nouveaux artistes comme Les Trois Accords, Les Denis Drolet, Daniel Boucher ou Martin Lapalme, avec sa chanson « Carole » par exemple.

Les sujets typiques abordés dans leurs chansons sont l'environnement, la pauvreté, les problèmes personnels et familiaux, de même que la dénonciation de la surconsommation, de l'emprise des corporations, de l'état-croupier, du cynisme gouvernemental ou encore de l'apathie générale à l'égard de la politique. Ces sujets plutôt sérieux sont souvent traités avec humour ou ironie dans leur musique. Les paroles de leurs chansons concernent également l'histoire du Québec, l'indépendance du Québec, la vie de banlieue ainsi que la nostalgie de l'enfance et de l'adolescence, entre autres choses. Leur œuvre musicale est réputée pour ses centaines de personnages fictifs, dont les aventures sont suivies avec intérêt par leurs fans tout au long de leurs chansons. Les CF sont de grands fans de Passe-Partout et de son compositeur, Pierre F. Brault, ainsi que de Renaud, chanteur français bien connu.

L'originalité et la fraicheur des CF sont en grande partie dues à la présence de Marie-Annick Lépine, dont l'apport musical donne au groupe un caractère distinctif. Elle possède une formation classique en violon et intègre aux chansons la mélodie entrainante du violon, de la mandoline et de l'accordéon, notamment. Elle a contribué à l'album de Dumas intitulé « Le cours des jours ». Les CF sont reconnus pour leurs prestations explosives sur scène, qu'on peut constater sur l'album en concert « Attache ta tuque! », de même que sur le DVD « Live au Centre Bell », enregistré le 30 décembre 2003, devant plus de 20 000 personnes, au plus grand amphithéâtre intérieur du Québec (et du Canada), le Centre Bell. Les membres du groupe sont aussi appréciés pour leur personnalité terre-à-terre et la relation conviviale qu'ils entretiennent avec leurs fans, autant en personne que sur leur forum Internet.

 

Discographie

  • 1997 12 Grandes chansons (1er album studio)
    • 1. Les routes du bonheur
    • 2. Awikatchikaën
    • 3. Évangéline
    • 4. Cass de pouëlle
    • 5. L'Agaspésie
    • 6. Dieudonné Rastapopoulos
    • 7. Plattsburg
    • 8. Willy Joe Hachey
    • 9. Gaétane
    • 10. Repentigny-by-the-sea
    • 11. Le hurlot
    • 12. Impala blues
  • 1998 Sur mon canapé (2ème album studio)
    • 1. Marcel Galarneau
    • 2. Le plombier
    • 3. Spécial #6
    • 4. Maurice au bistro
    • 5. Goldie
    • 6. Denise Martinez
    • 7. Mon pays (reel des aristocrates)
    • 8. Le quai de Berthier
    • 9. Grosse femme
    • 10. La gosse à Comeau
    • 11. La culbute
    • 12. Banlieue
  • 2000 Motel Capri (3ème album studio)
    • 1. Su' mon big Wheel (c'tai le fun)
    • 2. Le plombier
    • 3. Québécois de souche
    • 4. Awikatchikaën
    • 5. Maurice au bistro
    • 6. M'a vivre avec toi
    • 7. Le shack à Hector
    • 8. Marcel Galarneau
    • 9. Mon pays, suivi du Reel des Aristocrates.
    • 10. Rue Chapdelaine
    • 11. Banlieue
    • 12. Voyou
    • 13. Léopold (suivie de Le temps perdu)
    • 14. Le Gars d'la Compagnie
    • 15. Le Pouceux
    • 16. Un p'tit tour
  • 2001 Enfin Réunis (12 grandes chansons + Sur Mon Canapé)
  • 2002 Break syndical (4ème album studio)
    • 1. En Berne
    • 2. La tête à Papineau
    • 3. Toune d'automne
    • 4. Heavy metal
    • 5. La manifestation
    • 6. Break syndical
    • 7. L'hiver approche
    • 8. À' polyvalente
    • 9. La noce
    • 10. Quand je r'garde
    • 11. Mon chum Rémi
    • 12. Salut mon Ron! (suivie d'un extrait de Karaoké) (hommage a Ron Fournier)
    • 13. Joyeux Calvaire
    • 14. Ruelle Laurier (suivie de La toune cachée)
  • 2003 Attache ta tuque [album Live en deux CD + DVD «Entracte»]
  • Disque 1 « Première partie »
    • 1. Heavy metal
    • 2. Québécois de souche
    • 3. Le pouceux
    • 4. Mon chum Rémi
    • 5. Salut mon Ron!
    • 6. Le temps perdu
    • 7. Le gars d'la compagnie
    • 8. Léopold
    • 9. Le shack à Hector
    • 10. Le plombier
    • 11. Toune d'automne
    • 12. Mon pays
    • 13. Le reel des aristocrates
    • 14. La tête à Papineau
    • 15. Ruelle Laurier
  • Disque 2 « 2e partie »
    • 1. La manifestation
    • 2. Maurice au bistro
    • 3. Banlieue
    • 4. La sainte paix
    • 5. Robert Bob Bourgoin
    • 6. Su' mon big wheel (c'tait l'fun)
    • 7. Awikatchikaën
    • 8. Le Roi Katché (1ère partie)
    • 9. Joyeux calvaire
    • 10. Le Roi Katché (2ème partie)
    • 11. Impala blues
    • 12. En berne
    • 13. L'hiver approche
    • 14. La toune cachée
    • 15. Un p'tit tour
  • 2004 La Grand-Messe (5ème album studio)
    • 1. Intro
    • 2. Les étoiles filantes
    • 3. Ti-cul
    • 4. 8 secondes
    • 5. Plus rien
    • 6. Hannah
    • 7. Symphonie pour Caza en la mineur
    • 8. La Reine
    • 9. En attendant (suivi du reel de nos gens)
    • 10. Lettre à Lévesque
    • 11. Ces temps-ci
    • 12. Ma belle Sophie
    • 13. Shish Taouk !
    • 14. Camping Ste-Germaine
    • 15. Si la vie vous intéresse
    • 16. Épilogue (si tu penses un peu comme ça)

 

Vidéographie

  • DVD « Attache ta tuque », live au spectrum en décembre 2002
  • DVD « Live au Centre Bell », enregistré le 30 décembre 2003

 

Liens externes

Par Julien Vachon - Publié dans : Artistes et groupes québécois
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